Une pièce de Mohamed Kacimi
Une mise en scène de Christophe Daci
2023/2024

Distribution:
Justine Dalmat
Catherine Juliéron
Isabelle San Augustin
Tatiana Shunk
Léna Soulié
Liliane Meynaud
Musique originale: Antoine d’Été
Prison pour femmes, un soir de Noël. Des vies à vif. Des rapports durs, mais aussi de la poésie, des rires, beaucoup d’humour et des histoires singulières.
Ces femmes qui, en prison, deviennent des « courants d’air », des « trous de mémoire » mettent en scène un quotidien dans lequel le pouvoir de l’imaginaire les unit et tente de leur faire dépasser leurs blessures.
L’Art à travers leur découverte d’une pièce d’Alfred de Musset va les amener à se confronter à elles-mêmes en se prenant au jeu et entraînant par là-même le spectateur dans un grand moment libérateur et jubilatoire.
La bande annonce du spectacle
Le résumé de la pièce
Cinq femmes détenues en maison d’arrêt ont pris l’habitude de se retrouver à la bibliothèque pour échanger sur leur histoire, leur quotidien et leurs blessures.
Le soir de Noël, alors qu’elles préparent la soirée du réveillon et les cadeaux à envoyer aux enfants, débarque une primo-arrivante, Frida, arrêtée pour l’enlèvement de sa fille.
Dénoncée au moment où elle lui achetait « On ne badine pas avec l’amour » d’Alfred de Musset, elle est encore sous le choc et submergée de culpabilité.
Pour la soutenir, ses codétenues décident sur le champ de jouer toutes ensemble quelques scènes de la pièce et de se filmer afin d’en envoyer la vidéo à la fille de Frida.
Elles se confrontent alors aux personnages de la pièce qui les interrogent sur leurs propres valeurs, leur rapport à l’amour et à la religion.
Le mot de l’auteur
« Les femmes ne sont pas censées aller en prison, aussi personne ne leur rend visite. Aux yeux de leurs familles, elles n’existent plus. Aux yeux de la société, elles ne sont pas à leur place.
Cette pièce se veut un hommage à ces femmes recluses, enfermées dans la plus haute des solitudes, souvent, trop souvent même, victimes de la violence des hommes, et qui, privées de tout, parviennent tout de même à réinventer un monde où elles jouent à ne manquer ni de liberté ni d’humanité. »
Mohamed Kacimi

La mise en scène
« Quand une femme passe la porte de cette maison elle n’existe plus, ni pour ses enfants, ni pour ses parents, ni pour son mec ; T’es plus une femme, t’es plus qu’un trou de mémoire. » déclare le personnage de Lili.
Mais que deviennent-elles ? Où partent les rêves et les envies ? Comment lutter contre l’enfermement et le désespoir ?
« Écrite à partir de témoignages de femmes incarcérées, Mohamed Kacimi ouvre les portes d’un monde très rarement évoqué dans la fiction : le quotidien des femmes incarcérées.
Dans une vie rythmée par la rigidité de l’univers carcéral, c’est l’histoire d’une évasion: celle de six femmes qui vont survivre grâce à leur imagination, à la littérature et au théâtre. Elles vont se jouer de la réalité pour transcender leur condition, réinventer un présent, un espace dans lequel elles trouvent leur place et existent réellement.
Dans un monde où la culture est chaque jour un peu plus mise en danger, ce texte nous rappelle avec force pourquoi il est indispensable de la préserver, l’entretenir et la protéger. Un essentiel pour vivre, seul et ensemble.
En outre, à l’instar de ma précédente mise en scène : Grand’Peur et misère du IIIe Reich de Bertolt Brecht, le lien avec l’autre, la famille, l’amitié, la fraternité et la sororité sont toujours au cœur de mon travail.
Comment s’articule et se crée le rapport humain dans une période ou un univers déshumanisé, chaotique, où l’espoir et le futur semblent compromis ?
Que reste-t-il quand nous croyons avoir tout perdu ? »
Christophe Daci
Quelques images du spectacle
La bande originale du spectacle
Antoine d’Été, compositeur de musique de film et de spectacle vivant, collabore depuis de nombreuses années avec Christophe Daci, notamment sur la bande originale de son film Luis et les autres et de son précédent spectacle Grand’Peur et misère du IIIe Reich.
« Des nappes de cordes légères et éthérées, quelques accords et notes de piano égrenés qui laissent la place à un motif mélodique au timbre doux et cotonneux, récurrent, comme un appel, un cri sourd, une sérénité retrouvée par ces femmes, une envie d’ailleurs. Une musique de l’attente et de l’espoir aussi… »
Antoine d’Été
Le spectacle rend également hommage à l’artiste Nicole Croisille.
Avis spectateurs



















Presse
Remerciements
Les Malappris remercient Mohamed Kacimi, les Oz’elles, Antoine d’Été, Sophie Cellier, Agnès Cappadoro, Frank Dalmat, AICOM et la ville de Vanves, partenaires du projet, toute l’équipe du Théâtre Clavel et du Théâtre de Vanves.
















