Mise en scène
Christophe Daci
2020/2021

De Bertolt Brecht
Distribution:
Ghislain Carré
Maxime Canat
Joseph Dekkers
Souri Dekkers
Sevan Krimian
Loïc Renaudier
Léna Soulié


Musique originale: Antoine d’Été
Création lumière: Adrián Noguera Incardona
Création graphique de l’affiche: Agnès Cappadoro
Décor & Costumes: Christophe Daci
Entre rire jaune et larmes, au coeur du monde bourgeois et ouvrier, cette pièce nous plonge dans une Allemagne rongée par la peur depuis l’avènement d’Hitler au pouvoir. Écrite entre 1935 et 1938, Bertolt Brecht, avec la collaboration de Margarete Steffin, s’inspire directement de témoignages oculaires et de coupures de presse pour nous dépeindre l’enracinement profond du régime nazi et les répercussions sur toutes les sphères de la société allemande.
De nos jours, ce texte résonne comme un cri d’alerte face à toutes formes d’endoctrinements ou de régimes politiques ayant pour fondement une idéologie basée sur la discrimination ou la suprématie.
La bande annonce du spectacle
Chef opérateur: Grégory Roulier
Compositeur: Antoine d’Été
Montage: Marine Prost
Réalisation: Christophe Daci
Le texte
Le texte original est composé de vingt-quatre saynètes, Christophe Daci, le metteur en scène, a choisi de n’en garder que dix dont les relations humaines sont le fil conducteur durant la montée du régime fasciste.
« Que se passe t’il quand vous doutez de l’intégrité de votre enfant ? Que vous craignez qu’un voisin vous dénonce ? Que les opinions de votre mari s’avèrent dangereuses pour votre propre sécurité ? Peut-on encore se fier à son frère, un collègue ou un ami ? Au delà des faits historiques, j’avais envie de mettre en lumière le quotidien de ces anonymes, de ces gens du peuple, qui ont vu leur vie basculer et sombrer. »
Christophe Daci
L’univers visuel
Tous les éléments qui compose le décor, ainsi que les costumes et accessoires sont entièrement dans un camaïeu de noir, blanc et gris, à l’exception de certains éléments rouges: le sang, les brassards nazis, les pommes apportés par les nazis. La couleur rouge est de fait prédominante dans le spectacle : symbole d’une menace omniprésente et d’un climat anxiogène. Le choix d’un univers en noir et blanc est basé sur la projection du spectateur dans une forme de réalité onirique, rappelant un vieux film, un cauchemar ou un souvenir lointain.
« Pour la lumière, je me suis inspiré du cinéma expressionniste allemand et de films comme Le Cabinet du docteur Caligari de Robert Wiene, M le Maudit et Le Testament du docteur Mabuse de Fritz Lang. L’idée était de créer un univers très sombre et structuré. Nous avons volontairement désaxé les sources de lumière et travaillé sur les contre-jour afin de souligner les zones d’ombre et les déplacements sur le plateau. En outre, j’avais à cœur de mettre au centre du récit : la peau et le regard des comédiens. »
Christophe Daci

La bande originale du spectacle
Antoine d’Été, compositeur de musique de film et de spectacle vivant, a composé la musique de scène du spectacle Grand’Peur et misère du IIIe Reich. Il collabore depuis de nombreuses années avec Christophe Daci, notamment sur la bande originale de son film Luis et les autres.
« J’ai composé trois motifs musicaux pour habiller les inter scènes qui se déclinent différemment tel un fil rouge tout au long du spectacle. Le but étant de retranscrire au mieux la montée insidieuse du nazisme et le lent processus qui mena au pire en colorant les harmonies de manière à retranscrire l’état d’esprit général de la pièce. Les influences musicales sont davantage axées sur des procédés formels qu’on retrouve dans la musique classique et la musique de film (lamento, thème et variations, répétition, leitmotivs…). Quant au langage musical, on y retrouve les ingrédients qui permettent de suggérer la peur, la parole asphyxiée, l’oppression, c’est-à-dire des modes plutôt mineurs, des dissonances, des modulations inattendues et des timbres intemporels tels que le violon, le piano, l’orgue, la trompette ou encore le bugle. »
Antoine d’Été
Quelques images du spectacle











Avis spectateurs














Presse
Parutions dans les manuels scolaires





Remerciements
La compagnie des Malappris remercie Andrea Capurso, Julien Garcia, Delphine Maarek, Christiana Lautric, et Souri Dekkers pour leur bienveillance et leur soutien durant la création de ce projet. Merci à Grégory Roulier et Étienne Dos-Santos, c’est toujours un immense plaisir de travailler à vos côtés. Merci également à l’équipe du Théâtre du Gouvernail (Paris 19) pour son accueil chaleureux et son accompagnement durant le processus de production.




